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Deuxième version mise en ligne le 26 janvier 2013 (Première version mise en ligne le 23 décembre 2012).


DE L’ORDRE ET DU RANGEMENT

PETITE PHILOSOPHIE DU RANGEMENT


Bonjour,


Aujourd’hui, nous allons parler du rangement et de l’ordre. Quand faut-il ranger ? Faut-il même ranger ? Que signifie «mettre de l’ordre» ?


Tout d’abord, il n’y a pas une seule réponse dogmatique. Chacun a sa notion de l’ordre et son besoin de ranger, ou non. Ce qui est «rangé» ou «en ordre» pour une personne peut être un chaos insupportable pour une autre ou à l’inverse un ordre maniaque invivable.


Ce qui suit s’applique à tous les lieux de vie, que ces lieux soient réels comme une pièce, une étagère ou encore une armoire ou virtuels comme le «bureau» d’un ordinateur ou la liste d’applis d’un smartphone... parce qu’au fond, c’est la même démarche qui est à l’oeuvre.


Ranger, c’est faire des choix : choisir de changer ce que l’on met en avant, choisir de cacher ce qui est gênant, choisir de se débarrasser de ce qui est devenu inutile ou encombrant ou encore choisir de ne rien changer... qui est un choix en lui-même !

Ranger, c’est mettre en accord son «intérieur» avec son «être intérieur». C’est (re)créer un équilibre entre ce que l’on est et là où l’on vit. On (re)met les choses en place comme on se (re)met les idées en place. L’un va avec l’autre.


Dit autrement, ranger et mettre de l’ordre revient à faire en sorte que ce qui nous entoure reflète ce qui est en nous, que ce soit notre lumière, nos ténèbres ou nos luttes. Notre espace de vie est le miroir de notre «maison intérieure»...


En avoir conscience permet de mieux se connaître et par là de pouvoir évoluer... Est-ce que baisse les bras ?  Est-ce que je m’auto-punis ? Ai-je peur du changement ? Est-ce que j’accueille le changement ? Est-ce que je vis dans le passé ? ou le futur ? De quoi suis-je fier/fière ? De quoi ai-je honte ?


Baisser les bras, c’est ne pas ranger, laisser les choses se dégrader, se déliter...

L’auto-punition, c’est ne pas faire ce que l’on sait devoir faire pour améliorer les choses.

Avoir peur du changement, c’est toujours choisir de ne rien changer dans ses rangements dans l’espérance illusoire que cela protégera du changement.

Accueillir le changement, c’est vivre au présent et toujours faire évoluer son rangement pour rester dans le mouvement de la vie. Et ne rien considérer comme permanent.

Vivre dans le passé, c’est refuser le présent et donc ne pas laisser de la place pour accueillir de nouvelles choses.

Vivre dans le futur, c’est ne pas s’intéresser au présent et donc ne pas ranger parce que ce n’est pas dans le présent que l’on vit...

Ce dont on est fier/fière est ce qui est mis en valeur ou en avant, c’est ce qui peut nous résumer aux yeux des autres, ce qui nous définit dans la lumière.

Ce dont on a honte sont dans les choses que l’on garde, mais que l’on ne montre pas, c’est le «squelette dans le placard», ce qui nous définit dans les ténèbres...


Pierre

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