CHACUN A SA VOIE

La spiritualité est un chemin personnel


Quand je me suis intéressé(e) à la spiritualité, je me suis retrouvé(e) face à des montagnes de livres, vidéos, préceptes, conseils,... De quoi ne plus savoir où donner de la tête ni qui croire ! Il a fallu que je choisisse, que je me fasse avant tout confiance dans les choix que je pouvais faire. C’est l’étape la plus difficile parce que, comme tout néophyte, chacun d’entre nous est tenté de suivre des chemins bien balisés et rassurants.

Il n’y a rien de gênant dans le fait de suivre un chemin, le tout est de trouver lequel est fait pour vous !

Certaines personnes ont des chemins tout tracés, d’autres passent de chemin en chemin, d’autres enfin défrichent leur route et ouvrent de nouveaux chemins pour celles et ceux qui viendront par la suite...

Dans tous les cas, il faut choisir sa voie... Et la seule personne qui puisse le faire, c’est vous-même !


La première personne en qui il faut avoir confiance, c’est soi-même !

Dès que ce principe de base est intégré. Le reste vient tout seul. Laissez votre intuition vous guider ! Vos erreurs, vos errements n’en sont pas vraiment, ce sont des expériences qui renforcent au final votre confiance en soi. Parfois on apprend ce qui est bon pour soi en découvrant ce qui ne l’est pas...


Ce que je présente dans les pages qui suivent n’est pas paroles d’évangile. C’est simplement mon chemin...


Bonne route à toutes et tous !


Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 26 août 2013.

Vous pouvez reproduire ce texte sans autorisation à condition de respecter les conditions du Creative Commons (Paternité, Pas d'Utilisation Commerciale, Pas de Modification)


SOLEIL INTERIEUR

Pensées et Citations



Même après tout ce temps, le Soleil ne dit jamais à la Terre : «Tu me dois quelque chose ».

Regarde ce qui se passe avec un tel amour ! Il illumine le monde entier.

Daniel Ladinsky, The Gift

Thoroughly unprepared, we take the step into the afternoon of life. Worse still, we take this step with the false presupposition that our truths and our ideals will serve us as hitherto.

But we cannot live the afternoon of life according to the program of life’s morning, for what was great in the morning will be little at evening and what in the morning was true, at evening will have become a lie.

Carl Gustav Jung

Il n'y a que deux façons de vivre sa vie... l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle.

Albert Einstein

Le futur appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves.

Eleanor Roosevelt

Ne va pas là où le chemin te mène. Va plutôt là où il n’y a pas de chemin, et laisse une trace.

Ralph Waldo Emerson

Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.

Khalil Gibran

Le sage produit sans s’approprier, il agit sans rien attendre, son oeuvre accomplie, il ne s’y attache pas, et puisqu’il ne s’y attache pas, son oeuvre restera.

Lao Tseu

Ce n’est pas parce les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles.

Sénèque

All Truth passes thru three stages: First, it is ridiculed. Second, it is violently opposed. Third, it is accepted as self-evident.

Arthur Schopenhauer

I used to think that the brain was the most wonderful organ in my body. Then I realized who was telling me this.

Emo Phillips

Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur sous forme de destin.

Carl Gustav Jung

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble.

it’s what you know for sure that just ain’t so.

Mark Twain

Les faits ne sont pas effrayants, mais si vous voulez les éviter, leur tourner le dos et fuir, c'est cela qui est effrayant.

Krishnamurti

No matter what your past has been, your future is spotless.

Hugh B. Brown

Truth has rushed to meet you since you called upon it. If you knew Who walks beside you on the way that you have chosen, fear would be impossible. You do not know because the journey into darkness has been long and cruel, and you have gone deep into it.

A Course in Miracles (T-18.III.3:1-3)

Première version mise en ligne le 18 août 2013 10-AHAU. Mise à jour actuelle le 8 août 2017 (5-CHUEN).


LES QUATRE COULEURS

SE VISUALISER EN COULEURS


Une des premières choses à faire, à mon sens, quand on débute un chemin spirituel et de faire le point sur soi : qualités et défauts, forces et faiblesses, bons et mauvais côtés, rêves et cauchemars, lumières et ténèbres, ...

Pour la suite de l’article je vais prendre le cas d’une femme (la démonstration est la même pour un homme, hormis la couleur de départ.

Prenons donc une femme :



Quand on y ajoute tout ce qui lumineux et sombre en elle, on obtient ceci :



Elle est en permanence prise en sandwich entre différentes aspirations ou pensées, lumineuses ou sombres, Elle oscille entre les deux pôles au gré des événements de sa vie, de ses choix et de ses prises de conscience...

Dans cette représentation symbolique, il manque quelque chose. L’aspect masculin. Le voici d’ailleurs...



Cette femme a tendance a le tenir à distance d’elle, déconnectée d’elle et de son sandwich spirituel...



Pour de bonnes raisons, pense-t-elle ! Le côté masculin est perçu par elle comme générateur de pensées sombres, de peurs, de souffrances, de désillusion et de déception

(avant de se lancer dans un grand déballage de tout ce que l’on peut reprocher aux hommes, se souvenir que ce texte est le même si on considère un homme plutôt qu’une femme).

Et donc cette femme se dit que sans le côté masculin pour l’attirer vers les ténèbres, elle aurait plus de facilité pour aller vers la lumière...


En fait, l’autre sexe est vu ainsi parce il est différent. L’essentiel des problèmes entre hommes et femmes vient de ce qu’ils ne se comprennent pas suffisamment.

Pour moi, exclure l’autre n’est pas une solution. Je pense qu’une partie du chemin spirituel est d’intégrer l’autre et toutes ses différences pour pouvoir le comprendre. Cela donnerait, pour une femme le schéma suivant :



J’ai intercalé le côté masculin entre le féminin et la lumière pour bien matérialiser l’importance de comprendre l’autre pour évoluer.

Pourquoi pas entre le féminin et les ténèbres ? Simplement parce que ce n’est pas le côté masculin en lui-même qui génère les ténèbres d’une femme, mais l'incompréhension du masculin, les peurs qu’il crée en elle et ses propres réactions pour s’en défendre.


Pour moi , nous sommes toutes et tous formés de ces quatre couleurs : «blanc» pour la lumière, «noir» pour les ténèbres, «bleu» pour le masculin et «rose» pour le féminin. Le chemin vers la lumière (du «noir»vers le «blanc») passe par un équilibre intérieur entre mes côtés masculins et féminins. Je ne dis pas que cela règle tous les problèmes, juste que cela permet d’avoir plus confiance en l’autre et ainsi de se libérer d’une partie de ses ténèbres. Si tout le monde faisait de même, la vie serait plus agréable et sereine...

Pour compléter cette démonstration, l'«empilement» pour un homme serait de cette nature, juste le bleu et le rose inversés :



Dans mon cas, je me suis servi(e) de cette constatation toute personnelle pour «faire le point» quand j’ai commencé mon chemin. Ces rectangles de couleur sont en fait des disques durs (qui ne sont plus commercialisés à présent). Ils m’ont été utiles pour mettre les choses dans des cases : la case «lumière», la case «masculin», la case «féminin» et la case «ténèbres».

Cela n’a l’air de rien, mais cela a été très efficace pour savoir où j’en étais. Pouvoir «mettre une couleur» sur une relation, un parent, un désir, une répulsion, une amitié, un fantasme, un souvenir, une photo, un film ou encore un livre m’a été d’une grande aide...

Et m’a permis de choisir plus en conscience ce que je voulais conserver, supprimer ou encore sublimer.

Quand une couleur se remplit plus vite qu’une autre, c’est qu’il y a déséquilibre. Ce peut être une addiction, une obsession, un zèle excessif dans une activité, ou simplement la carte bleue qui chauffe... Tout ceci n’étant en définitive que des refuges en forme de fuite...

Quand une couleur est vide, ce n’est pas bon signe non plus. Cela veut dire que la personne est dans le déni, ou qu’elle refuse de mettre une couleur sur certaines choses, ce qui revient au même...


J’ai utilisé ces disques durs de couleur durant un temps (plusieurs années en fait).


Puis un jour, je n’en ai plus eu besoin...


Bonne route à toutes et tous !



Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 26 août 2013. Seconde version mise en ligne le 29 août 2013.

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VERITES

UN TEXTE ECRIT DANS UN TRAIN

Quelle est la Vérité ? ou plutôt «notre» Vérité à chacun de nous ?

Il existe plusieurs Vérités. Nous en choisissons une que nous considérons comme elle parmi celles qui nous sont proposés. Et se faisant, nous lui accordons le privilège de guider notre vie.


Pour illustrer le propos, prenons le cas d’un train qui suit une voie et se rend quelque part. Le fait que le train roule est une vérité en soi. Allons un peu plus loin. Examinons cette Vérité de plus près et posons nous une simple question : qu’est-ce qui fait rouler le train ? 


Le train roule parce qu’il a une voie sous ses roues. Ce sont les rails qui le guident et le soutiennent. Ainsi on peut dire que le train roule parce que la voie est là pour lui.

La voie est munie de signalisations et d'aiguillages qui déterminent la destination, la vitesse et même si le train peut rouler ou non. On peut donc dire également que le train roule grâce à la signalisation et aux aiguillages.

Le train roule aussi parce qu’il a des roues et à ce niveau on peut considérer que ce sont les roues et elles seules qui font rouler le train.

Les roues sont mues par la machinerie de la locomotive qui par ses rouages impriment le mouvement au train. On peut dire alors que c’est la locomotive qui fait rouler le train.

La machinerie de la locomotive ne marche pas toute seule, il lui faut de l’énergie (charbon, bois, électricité,...). On peut donc aussi dire que c’est l’énergie qui donne sa puissance à la locomotive et donc fait rouler le train.

L’énergie n’est pas tout. Dans la locomotive, il y a un machiniste qui actionne les différentes commandes et fournit l’énergie. Ainsi on peut dire également que c’est le machiniste qui fait rouler le train.

Le machiniste lui-même a ses propres raisons de faire avancer cette locomotive. Ce peut être par devoir, par obligation, par plaisir ou encore par service aux autres. Quelque soit sa raison de le faire, il le fait et le train roule. On peut donc dire que c’est la raison du machiniste qui fait rouler le train.

Derrière la locomotive, il y a des wagons. Ils sont là parce que d’autres personnes utilisent le train, soit pour transporter des marchandises, soit pour voyager eux-mêmes. Ainsi à nouveau, on peut dire que ce qui fait rouler le train sont toutes les personnes qui en ont besoin.

Enfin, au-delà de cela, se trouvent les raisons qui créent chez chacune de ces personnes le besoin de faire rouler ce train. En cela, on peut dire une nouvelle fois que ce sont ces raisons qui font rouler le train...


Aucune des réponses à la question «qu’est-ce qui fait rouler le train ?» n’est fausse. Ce sont toutes différents aspects de la Vérité qui est que le train roule. Quelque soit la réponse que nous choisissons, elle est vraie. C’est notre Vérité.


Le train est une allégorie d’une vie humaine. Les différentes réponses exposées plus haut ont des correspondances à ce niveau :


  • La voie est notre vie elle-même,

  • La signalisation et les aiguillages sont les changements dans notre vie,

  • Les roues sont notre motivation et notre courage,

  • La locomotive est notre corps physique,

  • L’énergie est notre volonté,

  • Le machiniste est notre mental, nos idées,

  • La raison du machiniste est notre intention,

  • Ceux qui ont besoin du train sont notre service aux autres,

  • Ce qui crée le besoin des utilisateurs du train est l’enchaînement des causalités.

Que l’on se dise que c’est sa simple vie, ses aléas, sa motivation, son corps sa volonté, son mental, son intention, son service aux autres ou l'enchaînement des causes qui guide notre vie, tout est vrai. Ce qui change, c’est la façon dont on «perçoit» la Vérité.


Et tous les trains de tous les machinistes de toutes les intentions de tous les services sont liés les uns aux autres dans des ramifications complexes et subtiles... De fait que la volonté de l’un est le service de l’autre, la vie de l’un est la motivation de l’autre, le changement de vie de l’un est l'intention de l’autre.

Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 7 mai 2013 - page originale sur Natsehestahe

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TENEBRES

UN AUTRE TEXTE ECRIT DANS UN TRAIN

Au début, il y avait les ténèbres partout autour de lui, du moins c’est ce qu’il croyait, ce qu’il avait toujours cru. Il n’avait d’ailleurs jamais pensé qu’il puisse exister autre chose que les ténèbres.

Puis un jour, presque hasard, lui vint une idée étrange, insensée, ridicule : celle d’ouvrir les yeux...

Alors il ouvrit les yeux et il vit la Lumière, partout autour de lui, une Lumière qui avait toujours été là... C’était une lumière si belle en comparaison des Ténèbres que l’idée même de refermer les yeux ne lui vint même pas. Une phrase traversa alors son esprit avec l’évidence des choses simples et vraies :


« Les Ténèbres essayent sans relâche de nous cacher la Lumière... Mais elles n’y parviennent que si nous fermons les yeux...»


Il s’abandonna tout d’abord à la contemplation de cette Lumière qu’il s’était si longtemps refuser à voir, puis il regarda autour de lui. Il s’aperçut que la plupart des personnes qu’il voyait vivaient les yeux fermés et avançaient dans leurs ténèbres personnelles, butant dans tous les obstacles autour d’elles ou se cognant les unes aux autres. Il découvrit également qu’il n’était pas seul dans la Lumière et qu’il pouvait croiser d’autres regards de personnes qui avaient elles aussi ouverts les yeux.

C’était un Monde étrange plein de Lumière et de beauté que la plupart de ses habitants se refusait à voir. Un Monde sans ténèbres, mais plein d’aveugles.


Il se demanda alors pourquoi toutes ses personnes les yeux fermés ne les ouvraient pas... et il se rappela combien il lui avait fallu de temps lui-même pour simplement en avoir l’idée.

Il voulut alors aider ceux dans les ténèbres à ouvrir les yeux avant de comprendre qu’il lui était impossible de le faire si ceux qu’il désirait aider ne savaient même pas que leurs yeux étaient fermés.

Comment faire alors ? Il lui vint alors une autre idée simple : vivre les yeux ouverts tout simplement. Ainsi ceux aux yeux fermés pourraient «voir» qu’il ne butait plus sur les obstacles ou se cognait aux autres... Ainsi en eux naîtrait le désir et l’intention de faire comme lui.

Il s’aperçut alors que les autres personnes aux yeux ouverts comme lui faisaient la même chose. Toutes vivaient simplement les yeux ouverts.

Et tout naturellement il se mit à rechercher leur compagnie pour partager avec elles la lumière qu’il voyait enfin...


Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 7 mai 2013. page originale sur Natsehestahe

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REALITES

Tout dépend de ce l'on regarde...

«Dans le grand ordre des choses, nous sommes tous quasiment aveugles et sourds» : Telle est la traduction de la phrase sous le schéma.

Qu’est ce la réalité ? Ou plutôt Qu’elles sont les réalités ? Dans le domaine, il n’y a pas de vérité absolue. Tout dépend en fait de ce dont nous avons conscience et de la façon dont nous regardons ce qui nous entoure.

J’emplois ici le verbe «regarder» plutôt que «voir» à dessein, parce que tout le monde ou presque voit, mais beaucoup moins de personnes regardent. Dans «regarder», il y a une intention, une volonté active. «Voir» est uniquement la conséquence de posséder des yeux fonctionnels. C’est exactement la même différence qui existe entre «écouter» et «entendre».


Commençons donc notre voyage dans les réalités par celle sur laquelle tout le monde s’accorde, celle que l’on perçoit par nos sens et plus particulièrement nos yeux.

Ce que nous voyons en tant qu’être humain est ce que l’on appelle le spectre lumineux ou encore le spectre visible. Il va du violet au rouge en passant par le vert qui est la couleur de milieu de spectre, la mieux perçue donc. En termes physiques nous voyons des fréquences entre 385 Téra Hz (le violet) et 790 Téra Hz (le rouge). Voilà notre réalité visuelle.



Ce qu’il faut bien comprendre c’est que tout ce que nous voyons, tout ce que nous entendons, sont en fait des fréquences, donc des oscillations d’une onde par seconde.

La couleur verte correspond à une fréquence de 555 Téra Hz soit 555 000 000 000 000 Hz, la note La officielle à une fréquence de 440 Hz.

Entre les sons et la lumière, et au-delà de la lumière, il existe une immense gamme de fréquences que nous ne voyons ni entendons mais qui pourtant font partie de la réalité : les ondes radios dont le Wifi et les téléphones portables, les micro ondes, l’infrarouge, les rayons Ultra Violet, les rayons X et les rayons gamma.

Nous ne voyons ni entendons ces fréquences, mais nous ne pouvons nier leurs existences parce que nous percevons leur action. Un coup de soleil est l’effet des rayons Ultra Violet, une conversation au téléphone portable est l’effet d’ondes radio dédiées, la radioactivité est l’effet des rayons gamma, le réchauffement d’un plat dans un four à micro-ondes est l’effet des fréquences du même nom.

Ces fréquences sont là, nous les utilisons ou nous nous protégeons de leurs effets, mais nous ne les voyons pas.

Nous évoluons donc dans un monde de fréquences dont nous ne percevons qu’une infime partie. Ce qui fait écho à la phrase du début : «Dans le grand ordre des choses, nous sommes tous quasiment aveugles et sourds».


Nos instruments modernes nous permettent de détecter ces fréquences et de les transcrire dans des représentations que l’on peut voir ou entendre. Le meilleur exemple en est donné avec l’exploration spatiale.



La photo ci-dessus est celle d’une nébuleuse, d’une même nébuleuse, observée à différentes fréquences : les rayons X, le spectre visible, l’infrarouge et les ondes radio. C’est le même objet spatial vu à différentes fréquences. Quatre réalités complètement différentes pour un seul et même objet.


Un autre exemple est donné par l’enregistrement et la traduction en spectre sonore des champs électromagnétiques des planètes.

Pour la Terre, cette transcription s’appelle «le Choeur de l’Aube» parce qu’elle rappelle le chants des oiseaux au petit matin.


http://natsehestahe.com/Le_Choeur_de_lAube.html


Pour Neptune, la transcription sonore de la magnétosphère est totalement différente. Et il en est de même pour chaque planète.


http://natsehestahe.com/Neptune.html


Nous avons achevé notre première partie de ce voyage dans les réalités. Après avoir regardé ce que nous percevons de la réalité, intéressons-nous à présent à la matière elle-même.


La matière semble être un élément tangible et absolument certain de la réalité, mais encore une fois cela dépend de ce que l’on regarde et surtout de ce dont on a conscience.

La matière est formée de molécules, elles-mêmes formées d’atomes, eux-mêmes formés d’un noyau et d’électrons. Là-dessus tout le monde est d’accord.

Quand on regarde un atome de près, il ressemble à un système solaire avec un noyau central comme «soleil» et des électrons orbitants ou vibrants autour de lui à des distances variables. Cette analogie n’est pas gratuite parce qu’il y a proportionnellement autant d’espace entre le noyau d’un atome et ses électrons les plus proches qu’entre le Soleil et la Terre.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Atome


La matière, même la plus dure, n’est en fait que du vide avec deci delà des points brillants, comme l’univers. Et le tout tient ensemble grâce à des forces que l’on appelle «gravité» dans l’espace et entre autre «force électromagnétique» pour les atomes.

La matière et nos corps sont donc principalement du vide, comme l’univers.

L’analogie avec l’univers va encore plus loin. L’homme a tendance à se penser séparer de la nature et de l’univers. Ce qui est on ne peut plus faux. Tout ce qui constitue nos corps vient de l’espace. Toute l’eau qu’il y a sur Terre, jusqu’à la dernière goutte, vient de comètes qui se sont écrasées sur Terre lors de sa formation. Tous les atomes de tous les éléments viennent de poussières d’étoiles s’étant agglutinées au cours du temps pour former notre planète.

Nos corps sont formés de poussières d’étoile et l’eau qui nous composent à 75% vient intégralement des comètes.

Nous ne sommes donc pas séparés du reste de la création, nous en sommes une émanation parmi d’autres. Voilà une autre réalité.


La science dans sa recherche permanente de réponses à explorer une autre réalité pour expliquer certains phénomènes. Ce faisant, elle s’est aventurée dans une réalité qui se trouve au-delà des atomes et même de la plus petite des particules qui les composent. C’est une réalité au-delà de la matière.

Il s’agit de la mécanique quantique. A ce niveau, il n’y a plus ni matière, ni séparation entre les objets et les êtres. Tout est énergie et fréquences. Revoilà donc les fréquences du début de l’article, quand nous parlions de la vue et de l'ouïe...

A ce niveau également tout est probabilité, tout se recrée en permanence. C’est actuellement la frontière ultime de notre compréhension scientifique de la réalité.


http://fargin.wordpress.com/2013/01/05/au-dela-du-monde-physique/


A ce stade, la science rejoint la spiritualité. Nous sommes une conscience qui s’entoure de champs d’énergie et de fréquences pour naviguer à un niveau de la réalité où la matière existe. Nous habitons un corps, mais nous ne sommes pas ce corps, exactement comme la main n’est pas le gant qui l’habille. Tout ce que nous voyons de la réalité, ce sont des gants... Nous pouvons étudier et comprendre comment les «gants» fonctionnent. Il nous reste à découvrir ce que sont les «mains»...


Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 10 janvier 2014.

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CERTITUDES

Les certitudes ne sont pas la vérité !

Première version mise en ligne le 9 février  2014, modifiée le 26 décembre 2015.

CONSCIENCE ET RACINES

Où est le bord de votre monde ?

La conscience d’un être est comme les racines d’une plante.

Plus les racines sont étendues et profondes, plus la plante s’élève, plus elle est grande et forte.

Les racines s'épanouissent dans la terre, elles nourrissent la plante en puisant dans la terre ce dont la plante a besoin et leur action se concrétise à nos yeux en dehors de la terre, dans un autre monde par rapport aux racines... Ce qui se passe dans le «monde des racines» se voit dans le «monde des plantes».

Parfois l’évolution et le développement des racines sont faciles si la terre est meuble et accueillante, parfois ils sont difficiles si la terre est compacte ou caillouteuse. Mais dans tous les cas, les racines ont besoin de la terre pour s’épanouir.

Et plus la terre est vaste autour des racines, et plus elles peuvent grandir, se ramifier, aller là où elles trouveront ce dont la plante a besoin...

Regardez les racines d’une plante en pot. Au début elles se développent sans se soucier du pot. Puis, à un moment, elles rencontrent le bord du pot. Elles arrivent à la fin de la terre, au bord du monde. Dès cet instant, les racines commencent à «tourner en rond» autour du pot. Elles ne découvrent plus de nouveaux espaces, elles n’apportent rien de nouveau à la plante... Et la plante arrête de s’élever et de grandir...

Inlassablement, les racines vont chercher une ouverture pour s’affranchir de cette frontière du pot et ainsi faire bénéficier la plante de nouveaux horizons parce que le but des racines est de permettre à la plante de s’élever. Parce que ce qu’il faut à la plante pour continuer à se développer, est juste un «pot» plus grand...


Vous, moi, nous sommes tous pareils à la plante et notre conscience est pareille aux racines.  Une personne qui se perçoit comme réduite à son seul corps n’a pas la même «taille de pot» que celle qui est partie intégrante d’un groupe de quelque nature qu’il soit ou encore celle qui a la sensation de ne faire qu’un avec la Nature, la Terre ou avec l’Univers !

Imaginez la différence de «taille de racines», d’étendue de conscience,  entre ces trois personnes !  Imaginez ce que leurs « racines », leur conscience, peuvent leur apporter et, au-delà de cela, comment ces trois personnes perçoivent le monde !

Une plante en pot peut se dessécher et mourir de soif alors qu’une large rivière coule non loin et abreuve des milliers de plantes sur ses berges... uniquement parce que la rivière ne fait pas partie du «monde des racines» de la plante en pot.


Alors je vous propose de vous posez deux simples questions :

Quelle est la taille de mon « monde des racines » ?

Et ai-je la sensation d’avoir atteint les bords du monde et de tourner en rond ?

Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 3 avril 2014.

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DEBUT ET FIN

Seul ce qui n'a pas de début est éternel

Tout ce qui a un début a une fin.

Et souvent la fin de quelque chose est le début d’autre chose. De fait, il faudrait inventer un nouveau mot qui désignerait les deux à la fois parce qu’ils sont indissociables et se substituent l’un à l’autre.

Rien de ce qui nous semble immuable et «éternel» ne l’est vraiment. Ce n’est pas parce qu’une fin est lointaine ou un début inconnu de nous qu’ils n’existent pas.

Quelque soit leur éloignement l’un de l’autre, que ce soit quelques secondes ou des milliards d’années, un millimètre ou des milliers d’années lumière, début et fin existent.

Que ce soit ses parents pour un jeune enfant, notre propre vie, nos serments, l’étoile que nous appelons «soleil», notre galaxie, l’univers même. Tout, absolument tout ce qui nous entoure a eu un début et donc aura une fin.

Sachant cela, ce qui sépare le début de la fin devient la seule chose vraiment importante. Dit autrement, ce n’est pas le point de départ ou la destination qui compte, mais le chemin parcouru et la façon de le parcourir.

L’important est ce qui est, pas ce qui a été ou ce qui sera. S’attacher au début ou appréhender la fin revient à se focaliser sur l’un de ces deux points singuliers en négligeant le reste du chemin. Ce n’est pas le fait d’atteindre le sommet de l’Everest qui compte, c’est de l’avoir gravi. Ce n’est pas le début ou la fin d’un voyage qui compte, c’est le voyage.

Le concept d’éternité n’est pas, pour moi, l’absence d’une fin. Seul ce qui n’a pas de commencement n’a pas de fin et donc seul ce qui n’a pas de commencement est vraiment éternel.

Et un jour, comme tout ce qui a un début, même la vie et la mort telles que nous les concevons, elles aussi, cesseront d’exister...

Pierre / Aiyana

Première version mise en ligne le 25 mai 2014 (4-AHAU).

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MOUVEMENT ET SILENCE

Juste pour les yeux !

Première version mise en ligne le 15 septembre 2014 (13-BEN). Deuxième version mise en ligne le 10 mai 2016 (5-CIB). version actuelle mise en ligne le 21 août 2016 (4-CAUAC).

Maternité des images inconnues

ILLUSION ET ACCEPTATION

Le refuge de l'illusion et l'acceptation de la réalité

KINTSUKUROI (金繕い)

(n.)(v.phr) "réparer avec de l'or"; l'art de réparer une poterie avec de l'or ou de l'argent et comprendre que l'objet devient plus beau d'avoir été brisé.

Chacun de nous a des blessures, des regrets, des peines, des peurs et des tourments. Ce peut être la perte d’un être cher, le refus de la vieillesse, la peur de la mort, un échec, une culpabilité, une honte, une compromission ou simplement une faiblesse.

Quoi que ce soit, il est naturel de chercher à s’en extraire d’une façon ou d’une autre pour ne pas trop en souffrir. Souvent, il est même salvateur de se réfugier dans une illusion temporaire pour se préparer à l’acceptation qui vient alors peu à peu, de manière douce et progressive. C’est un mode de protection. Une soupape de sécurité.

Cependant, nous refusons parfois de quitter le refuge de l’illusion, consciemment ou inconsciemment. Et donc nous vivons dans une illusion permanente en conflit permanent avec la réalité.

Certaines illusions sont si puissantes que nous en arrivons à oublier même qu’elles sont des illusions et nous les prenons donc pour la «réalité». Nous pouvons même construire sur ces illusions. Nous les enfouissons alors jusqu’à ce qu’elles soient si profondément enkystées en nous que nos pensées même ne les effleurent plus. Cependant aussi puissantes et cachées fussent-elle, les illusions sont toujours aussi fragiles, tout comme une bulle de savon. La seule différence est que nous n’avons plus conscience qu’une partie de notre «réalité» peut disparaître en une fraction de seconde. Et lorsque cela se produit, nous nous retrouvons sans défense... sans ses fondations, tout l’édifice s’écroule...

Nous avons de nombreuses stratégies pour créer ces illusions. Nous pouvons soit nier les faits, soit les réinterpréter à notre avantage, soit encore les ressasser encore et encore. Par exemple, lors de la perte d’un être cher, une personne qui refuse le chagrin et se ferme émotionnellement ou une autre qui reste inconsolable malgré les années fabriquent chacune une illusion : le refus du deuil pour la première et le refus de la fin du deuil pour la seconde.

Quelles qu’elles soient, les illusions demandent que nous dépensions beaucoup d’énergie pour les maintenir. Tôt ou tard, l’énergie nous manque, nos stratégies faiblissent et les illusions s’effritent puis s’effacent. Alors la réalité réapparait. Si la fin de l’illusion est désirée par nous, elle est alors vécue comme une libération, la fin d’un chemin. Dans le cas contraire, nous nous sommes épuisés en vain et nous devons faire face à nouveau à ce quoi nous refusions de voir... avec les mêmes options et les mêmes conséquences.

C’est un cercle qui peut être sans fin et dont la seule issue saine est l’acceptation de la réalité parce que c’est celle qui demande le moins d’effort pour être maintenue et celle sur laquelle on peut réellement construire.

L’acceptation de la réalité ouvre la voie à la guérison de ce qui a été. Très souvent, nous nous apercevons qu’accepter ce qui a été nous change en mieux. Les japonais on un mot pour cela, un art même : Kintsukuroi. L’art de réparer quelque chose de brisé et de réaliser que l’objet réparé est plus beau qu’avant.

Les événements et épreuves de notre vie n’ont pas forcément de raisons profondes, mais elles font partie de notre réalité. Telle une poterie japonaise, nous pouvons nous «réparer» en acceptant la réalité et être plus beaux qu’avant ou rester «abimés» en entretenant l’illusion qu’il n’y a ni brisure, ni fêlure en nous...

Pierre / Aiyana

Première version écrite le 7 mars 2015. Première mise en ligne le 7 août 2015 (1-CAUAC).

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COEUR DE TENEBRES

Réflexion sur la dualité

«Pour vivre dans un monde de ténèbres, il faut accepter sa part de ténèbres !»

Dans notre quête de la lumière, nous cherchons souvent à supprimer totalement les ténèbres en et autour de nous. Or nous vivons dans un monde de dualités où toute chose a son contraire : jour et nuit, vie et mort, lumière et ténèbres.

L'un ne peut exister sans l'autre.

Les ténèbres en nous sont semblables au grain de sable au centre de la perle ou le trou noir au centre de la galaxie. Le grain de sable si douloureux pour l’huitre donne naissance à la perle parfaite et lumineuse. C’est autour de l’abîme de ténèbres du trou noir que s’installe et grandit la lumière de la galaxie... A condition, dans chaque cas, qu’un équilibre s’installe. Qu’une paix s’installe.

Comme le trou noir au centre de notre galaxie ou le grain de sable au centre de la perle, les ténèbres se tiennent là : puissantes, fascinantes, destructrices, terrifiantes, douloureuses. Et d’un autre côté, si elles n’étaient pas là, la galaxie ou la perle n’existeraient pas car toute cette lumière ou ce nacre n’auraient eu aucune raison de s’accumuler et de se développer.

Réfléchissez à ceci, sans trou noir, pas de galaxie, sans grain de sable, point de perle. Sans Ténèbres pas de Lumière.

Ténèbres et Lumière sont indissociables dans le monde dans lequel nous vivons.

Si nous nous tenons trop près de nos Ténèbres, elles nous absorbent comme un trou noir et nous détruisent. Trop loin, elles ne servent à rien car trop étrangères à nous. Ce n’est que si nous nous tenons à bonne distance que les Ténèbres nous permettent de créer de la lumière, notre lumière, en réaction à elles, comme le grain de sable génère la perle ou le trou noir qui donne sa forme à la galaxie.

Ce sont les ténèbres contrôlées, pacifiées, intégrées au plus profond de nous qui servent de terreau à la lumière comme la plante pleine de couleurs qui se développe en plongeant ses racines dans la terre noire.

La vie dans ce monde est une lutte pour l’équilibre et la paix. Il se s’agit pas d’éradiquer l’ennemi ou de nier sa présence, mais d’accepter cette partie de nous, notre part de Ténèbres, notre part d’ombre, et de s’en servir pour faire grandir notre lumière plutôt que de souffrir vainement en voulant l’anéantir.

Au final, tout ce que nous voyons n’est que de la lumière entourant les Ténèbres : la galaxie, la perle, chacun de nous.

Chacun de nous n’est que de la lumière entourant, avec plus ou moins de succès, des morceaux de Ténèbres.

Pierre / Aiyana

Première version écrite le 13 mai 2016 (8-CAUAC).

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DEPASSEMENT DE SOI

Gravir sa montagne

Chacun de nous a une montagne personnelle à gravir, une sorte d’Everest qui semble à première vue inaccessible parce que trop haut, trop lointain, trop difficile...

Et chacun de nous, en regardant le sommet se dit qu’il n’y arrivera jamais. Et  c’est là que réside notre erreur la plus fréquente.

Prenons l’exemple concret de l’Everest justement.

Personne ne gravit le plus haut sommet du monde d’une seule traite.

Tout d’abord l’alpiniste doit se préparer physiquement et psychologiquement à affronter cette épreuve puis, une fois sur place, pas moins de 5 camps dont le camp de base jalonnent la route jusqu’au sommet. Chaque camp est une étape nécessaire afin de se préparer à la suite.

Pour votre « Everest » personnel c’est exactement la même chose. Vous devez vous préparer et ensuite choisir les étapes jusqu’au sommet en fonction de vos capacités.

Ne cherchez pas à hâter le pas. Ce n’est pas une course ou une compétition. Vous êtes le seul à gravir cette montagne. Personne ne l’a fait avant vous et personne ne le fera après vous. C’est votre montagne.

A chaque étape, prenez le temps qu’il vous faut pour la passer et vous reposer avant de passer à la suivante, plus la suivante.

Chaque étape franchie est une victoire personnelle. Et, étape après étape, victoire après victoire. Vous arrivez « tout en haut » !

Lao-Tseu a écrit (Tao Te King - chapitre 64) :

Cet arbre qui emplit tes bras est né d’un germe infime.

Cette tour avec ses neuf étages vient de l’entassement de mottes de terre.

Le voyage de mille lieues commence par un pas.

Pensez avant tout à l’étape présente tout en gardant en tête le sommet.

Et parfois, Il ne faut pas seulement regarder vers le haut de la montagne, mais aussi vers le bas pour réaliser tout le chemin que vous avez déjà parcouru, étape après étape.

Réaliser que l’on s’élève en parcourant le chemin vers le sommet est en soi une victoire.

Pierre / Aiyana

Première version écrite le 13 mai 2016 (8-CAUAC).

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ECHOS ET RICOCHETS

Avancer c'est découvrir

Killy Ridols | Flickr

Il en va de la spiritualité comme du reste. Elle a ses modes, ses incontournables, ses "marques"... qui ne sont autres que les personnes, auteurs, paradigmes ou techniques célèbres, reconnus.

Comme pour les parfums, nous préférons telle "fragrance" ou telle autre qui nous convient mieux ou qui se marie mieux à tel ou tel moment de l'année.

Quand nous abordons des univers nouveaux comme la spiritualité, il est souvent rassurant de suivre des modes... d'autant plus si nous sommes novice en la matière : l'impresssion d'être dans l'air du temps, de suivre un chemin déjà balisé et exploré... ou tout simplement de se rassurer sur le fait que l'on ne peut pas se tromper en suivant la tendance.

La découverte d'un nouvel auteur ou technique est souvent un grand moment d'ouverture, de compréhension et d'expansion de conscience que nous chérissons... surtout si nous sommes "débutant". Ce moment, comme tout moment de plaisir, nous cherchons naturellement, humainement, à le revivre... et c'est là que ce situe l'écueil.

Car comme un écho, ce plaisir s'atténue avec le temps et il nous oblige à rester sur place pour "l'entendre" encore et encore.

Comme une pierre qui ricoche sur la surface de l'eau, nous avons besoin d'une impulsion pour nous mettre en mouvement et de rebonds pour avancer. A ces deux conditions, la pierre peut aller là où elle n'aurait pas rêvé aller seule. L'impulsion est ce premier auteur ou technique par lequel chacun de nous est entré dans la spiritualité, les rebonds sont d'autres auteurs, d'autres techniques, d'autres compréhensions qui permettent d'avancer toujours plus loin.

Prenons le parallèle avec l'école. Chaque classe est une technique, un auteur, une compréhension. En passant d'une classe à l'autre nous évoluons avec toujours autre chose à découvrir. Si nous restons dans la même classe, nous faisons de choix du confort, du connu. Peut-être faisons nous ce choix de rester dans une classe pour devenir un spécialiste, un professeur... ou encore pour perfectionner le sujet de la classe. Et ceci est tout à fait louable si le choix est fait en conscience. Pour chaque classe il faut des professeurs ! Et plus ils sont bons, meilleurs seront les élèves !

Mais cela n'a plus rien de louable si nous restons dans une classe par plaisir, parce que la maîtresse est jolie, la place confortable, le programme facile et connu ou encore pour briller auprès des autres élèves par notre savoir. Faire 10 fois le Cours Préparatoire ne donne pas plus de connaissances et surtout ne permet pas de découvrir et d'intégrer le programme du Cours Elémentaire ! Pour aborder un autre programme, il est nécessaire de changer de classe.

Ce qui est connu est rassurant, maîtrisé, sans surprise. En un mot "confortable". La spiritualité a elle aussi son "confort".

Nous retrouvons ici les grands travers de notre condition humaine : la paresse, l'orgueil, la peur, le désir, l'illusion de grandeur, ... Ce n'est parce que nous sommes sur un chemin spirituel que nous en sommes libérés. Les travers sont toujours là, sous des apparences encore plus trompeuses et des pièges encore plus subtils. D'autant plus que nous avons l'illusion de nous être élevés au-dessus de ces "tentations"...

En rebondissant sur l'eau, la pierre va de plus en plus loin en territoire inconnu, toujours vers l'avant, jamais en arrière. Elle avance grâce à son impulsion initiale et grâce à tous les rebonds qu'elle a effectué. Et c'est la seule façon pour la pierre d'aller aussi loin alors qu'elle est plus lourde que l'eau.

Pierre / Aiyana

Première version écrite le 24 janvier 2017 (4-MEN).

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LES DEUX LOUPS

Conte traditionnel Cherokee

Une autre version, mise en scène avec des acteurs  est disponible sur Youtube.

En voici une version en français :

Un vieil homme veut apprendre à son petit-fils ce qu'est la vie.
"En chacun de nous, il y a un combat intérieur" dit-il au jeune garçon. "C'est un combat jusqu'à la mort et il se tient entre deux loups."
"Le premier est ténébreux. Il est la colère, l'envie, le chagrin, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l'infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l'égo."
"Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l'amour, l'espoir, la sérénité, l'humilité, la gentillesse, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi."
Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : "Quel est le loup qui gagne ?"
Le vieil homme sourit et lui répond : "Celui que tu nourris."

Conte traditionnel Cherokee

Première version mise en ligne le 6 octobre 2015 (9-CAUAC)

Reprise d’une page de Natsehestahe : http://www.natsehestahe.com/Les_Deux_Loups.html

GAYATRI

«Ce qui est chanté et qui délivre»

Oṃ bhūr bhuvaḥ svaḥ

tát savitúr váreṇyaṃ

bhárgo devásya dhīmahi

dhíyo yó naḥ pracodáyāt

Maternité des images inconnues

Première version mise en ligne le 28 juin 2015 (13-CAUAC).

PRISE DE CONSCIENCE

Levez les yeux ! (Look up!)

Une vidéo vue 57,400,754 fois depuis le 25 avril 2014

Première version mise en ligne le 10 mai 2016 (5-CIB)

Video credits: Gary Turk

INNER CHILD

« Love » d'Alexander Milov

Première version mise en ligne le 21 septembre 2015 (7-KAN)

Image credits: Vitaliy Deynega

Vu sur Bored Panda

POINT DE VUE

Tout dépend de la façon de regarder...


Première version mise en ligne le 14 janvier 2017 (7-CHICCHAN)

Maternité des images inconnues

IF (Tu seras un homme mon fils)

Rudyard Kipling (1910) - André Maurois (1918)

La version originale de Rudyard Kipling récitée par Kevin McCorkle

Le poème original de Rudyard Kipling (1910) : ''If''

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!

La version d'André Maurois de 1918 interprétée par I Muvrini et Grand Corps Malade

La version française d'André Maurois (1918) : ''Tu seras un homme mon fils''

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.


Première version mise en ligne le 3 mai 2017

Glané du site Legissa.ovh

DESTIN

Ce soir à Samarkand

Farid ud-Dîn Attar (1140-1230)

Une version

Il y avait une fois, dans Bagdad, un Calife et son Vizir. Un jour, le Vizir arriva devant le Calife, pâle et tremblant :

« Pardonne mon épouvante, Lumière des Croyants, mais devant le Palais une femme m’a heurté dans la foule. Je me suis retourné : et cette femme au teint pâle, aux cheveux sombres, à la gorge voilée par une écharpe rouge était la Mort. En me voyant, elle a fait un geste vers moi. Puisque la mort me cherche ici, Seigneur, permets-moi de fuir me cacher loin d’ici, à Samarcande. En me hâtant, j’y serai avant ce soir »

Sur quoi il s’éloigna au grand galop de son cheval et disparu dans un nuage de poussière vers Samarcande. Le Calife sortit alors de son Palais et lui aussi rencontra la Mort. Il lui demanda :

« Pourquoi avoir effrayé mon Vizir qui est jeune et bien-portant ? »

Et la Mort répondit :
« Je n’ai pas voulu l’effrayer, mais en le voyant dans Bagdad, j’ai eu un geste de surprise, car je l’attends ce soir à Samarcande. »

Une autre version

Un matin, le khalife d'une grande ville vit accourir son premier vizir dans un état de vive agitation. Il demanda les raisons de cette apparente inquiétude et le vizir lui dit :

- Je t'en supplie, laisse-moi quitter la ville aujourd'hui même.
- Pourquoi ?
- Ce matin, en traversant la place pour venir au palais, je me suis senti heurté à l'épaule. Je me suis retourné et j’ai vu la mort qui me regardait fixement.
- La mort ?
- Oui, la mort. Je l'ai bien reconnue, toute drapée de noir avec une écharpe rouge. Elle est ici, et elle me regardait pour me faire peur. Car elle me cherche, j'en suis sûr. Laisse-moi quitter la ville à l'instant même. Je prendrai mon meilleur cheval et je peux arriver ce soir à Samarkand.
- Était-ce vraiment la mort ? En es-tu sûr ?
- Totalement sûr. Je l'ai vue comme je te vois. Je suis sûr que c’était elle. Laisse-moi partir, je te le demande.

Le khalife, qui avait de l'affection pour son vizir, le laissa partir. L'homme revint à sa demeure, sella le premier de ses chevaux et franchit au galop une des portes de la ville, en direction de Samarkand.

Un moment plus tard, le khalife, qu'une pensée secrète tourmentait, décida de se déguiser, comme il le faisait quelquefois, et de sortir de son palais. Tout seul, il se rendit sur la grande place au milieu des bruits du marché, il chercha la mort des yeux et il l'aperçut, il la reconnut.

Le vizir ne s'était aucunement trompé. Il s'agissait bien de la mort, haute et maigre, de noir habillée, le visage à demi dissimulé sous une écharpe de coton rouge. Elle allait d'un groupe à l'autre dans le marché sans qu'on la remarquât, effleurant du doigt l'épaule d'un homme qui disposait son étalage, touchant le bras d'une femme chargée de menthe, évitant un enfant qui courait vers elle.

Le khalife se dirigea vers la mort. Celle-ci le reconnut immédiatement, malgré son déguisement, et s'inclina en signe de respect.
- J'ai une question à te poser, lui dit le khalife, à voix basse.
- Je t'écoute.
- Mon premier vizir est un homme encore jeune, en pleine santé, efficace et honnête. Pourquoi ce matin, alors qu'il venait au palais, l'as-tu heurté et effrayé ? Pourquoi l'as-tu regardé d'un air menaçant ?

La mort parut légèrement surprise et répondit au khalife :
- Je ne voulais pas l'effrayer. Je ne l'ai pas regardé d'un air menaçant. Simplement, quand nous nous sommes heurtés, par hasard, dans la foule et que je l'ai reconnu, je n'ai pas pu cacher mon étonnement, qu'il a dû prendre pour une menace.
- Pourquoi cet étonnement ? demanda le khalife.
- Parce que, répondit la mort, je ne m'attendais pas à le voir ici. J'ai rendez-vous avec lui, ce soir, à Samarkand.

Première version mise en ligne le 27 juin 2017 à partir de la page éponyme de natsehestahe.com